Guy de Longeaux recommande aux lecteurs de ce Blog, d'aller sur le lien "Conférence des baptisés": ils y trouveront une tribune de Christine Pedotti sur le caractère rétrograde des protestations de certains milieux catholiques s'en prenant à la théorie du genre abordée dans l'enseignement. Elle montre bien quel est l'enjeu: l'Eglise officielle voudrait qu'on se soumette à une vision simpliste et infantilisante de la sexualité humaine.
...................................en recherche d'un christianisme plus proche des Evangiles.
jeudi 6 octobre 2011
mardi 4 octobre 2011
Le billet de Gilles
"Je lisais tout à l'heure les versets de l'évangile du jour: Luc 10/38-42. Jésus chez Marthe et Marie. Tandis que Marie écoute, Marthe fait tout le travail, pour le repas sans doute.
Je suis alllé voir dans le "Nouveu Testament interlinéaire grec-français" -je profite de mes compétences d'autrefois- les mots grecs qui sont traduits par "tu te soucies et tu t'agites". Ces mots ne m'ont rien rappelé de particulier, mais c'est en m'appesantissant dessus que m'est venu ce qui suit:
Nous sommes, je suis, souvent soucieux de savoir, de comprendre pour faire savoir et comprendre aux autres: bonne intention. Mais, comme Marthe, nous nous "soucions et nous nous agitons" pour ce faire.
L'important ne serait-il pas de nous pénétrer davantage des paroles de Jésus, d'évoluer nous-mêmes, et nous parlerions alors davantage par notre manière de vivre.
St Augustin disait: "les actes de Jésus sont un enseignement"...
A moi de jouer !
Bonne journée !
Gilles
jeudi 15 septembre 2011
Conseil d’administration des « Réseaux du Parvis » le 10.09.2011
Notre ami Gilles Lacroix représentait CER41 à ce conseil. Il nous en rappelle l'ordre du jour et nous en fait un bref compte-rendu.
Ordre du jour :
1- Points forts de la vie des associations de la Fédération (tour de table).
2- L’Assemblée Générale à Angers (18-19-20 novembre 2011) :
3- Les Journées d’été à Poulancre :
4- Les Associations adhérentes :
• Le point • Le collectif « Les amis de Parvis », la JEC…
5- Les outils de communication
• La fiche de renseignements • Le réseau des correspondants • l’annuaire • La Revue • Le site internet
6- Les Etats Généraux de Lille
7- Les relations extérieures : TC, La Vie, Golias…
8- Les groupes locaux et les groupes de travail :
9- La situation financière
10- Questions diverses
Compte-rendu :
J’ai rendu compte des points forts de notre activité « CER 41 » :
- travail pour réaliser un livre avec Joseph Moingt autour de sa conférence donnée à Blois en septembre 2010, avec la synthèse faite par plusieurs d’entre nous sur les chapitres de « Dieu qui vient à l’homme » T 2 concernant notre part au sacerdoce du Christ.
- Notre engagement pour réaliser sur les « paroisses » des équipes EAP qui ne soient pas mau service du curé, mais vice versa ;
- Nos célébrations,
- L’acceuil des Roms par plusieurs d’entre nous, ce qui est aussi un souci de tout le groupe CER 41.
- Notre souci que des ADAP refleurissent et deviennent des ADAB : « Assemblées Dominicales Animées par des Baptisés »
- Notre intention de ne pas laisser de côté le problème des divorcés-remariés, suivant en cela l’action des 400 prêtres autrichiens de Vienne.
L’assemblée a insisté pour que la revue « Parvis « soit diffusée davantage. J’ai rappelé que nous nous y intéressions.
Une assemblée générale aura lieu à Angers les 18-19-20 novembre 2011. Je peux y représenter CER 41 si le bureau de l’association veut bien à nouveau me mandater pour cela.
mardi 6 septembre 2011
Se laisser traverser par l’Amour éternel
- Epître aux Corinthiens XIII (1-13) : « … Quand j’aurais une foi à transporter les montagnes, si je n’ai pas d’amour, je ne suis rien… L’amour ne se réjouit pas de l’injustice mais trouve sa joie dans la Vérité. Il supporte tout, fait confiance en tout, espère tout, endure tout. L’Amour ne disparaît jamais. Désormais, donc, demeurent la foi, l’espérance et l’Amour. Mais le plus grand des trois, c’est l’Amour. »
- Méditation : L’Amour est un don qui amine et transcende toutes les fonctions. Aimer est nécessaire et accessible à tous, aucune science n’en dispense. Mais nous sommes en chemin et dans l’incomplétude. L’Amour sur lequel Il insiste est un Amour en actes. Ce n’est pas seulement un sentiment. C’est en aimant en actes que nous pouvons pénétrer dans le cœur même de Dieu et espérer être unis à Lui. Mais si nous sommes sauvés par la foi, une foi qui n’agirait pas par l’Amour serait morte.
- Prière : Nous savons Seigneur, que nous serions incapables d’aimer si l’Amour n’avait source en toi : donne-nous de nous laisser traverser par Lui. Donne-nous de considérer l’Amour comme le meilleur des charismes. Sans Lui, tout talent, toute activité sont condamnés à la vanité et à la stérilité. Permet-nous de rayonner et de transmettre cet amour infini qui nous fait vivre partout où nous sommes : en famille, dans notre vie professionnelle, dans notre rue, dans notre commune et dans nos associations et si nous ne savons pas aimer comme toi, augmente en nous notre capacité d’aimer.
Annick sur site CCBF - 2 août 2010
dimanche 3 juillet 2011
Jésus a voulu être un saint ordinaire
Lundi 27 juin 2011127/06/Juin/201115:00
Il nous fallait les Évangiles. Jésus n’a pas voulu être un saint extraordinaire. Il a été un saint ordinaire, le premier dans l’ordre, mais dans l’ordre.
Il a eu besoin de ses notaires et chroniqueurs.
Il a eu besoin des Évangiles et qu’il y eût les Évangiles comme Polyeucte a eu besoin de Corneille, comme saint Louis a eu besoin de Joinville, comme Jeanne d’Arc a eu besoin de ce malheureux pauvre clerc qui écrivait les demandes et les réponses. (Et quand je dis ce malheureux pauvre clerc je me place à notre point de vue, car c’était certainement un fort bon clerc, très considéré, et qui avait une bonne place ; c’était un fort bon clerc et fort bien appointé.)
En ceci aussi Jésus a voulu être un saint ordinaire,
Un homme, un saint comme les autres parmi les autres. Il a voulu avoir besoin de ses témoins, de ses martyrs, de ses notaires, des écrivains.
Il n’a point voulu être attesté, remémoré par un miracle constant. Par un miracle permanent. Il n’a point voulu faire appel à d’autres moyens que les moyens de l’homme et de l’histoire et de la mémoire de l’homme.
Il lui a fallu des écritures. Il a voulu avoir besoin des scribes et des huissiers, comme ses saints, et de tout l’appareil judiciaire et historique.
Il a voulu être la matière et l’objet d’un procès et même de deux, d’un procès au civil et d’un procès au religieux. D’un procès d’Église et d’un procès d’État.
Il a voulu être la matière et l’objet de l’exégète et de l’historien, la matière, l’objet, la victime de la critique historique. Il a voulu donner matière à l’exégète, à l’historien, au critique.
Il s’est livré à l’exégète, à l’historien, au critique comme il s’est livré aux soldats, aux autres juges, aux autres tourbes.
Il s’est livré à ceux qui portent des férules comme il s’était livré à ceux qui portaient des verges et des fouets. C’est la même tradition, c’est la même livraison.
Il s’est livré aux controverses comme il s’était livré aux autres injures. Et les historiens crient après lui mort et vivant comme les scribes et comme les greffiers criaient après lui présent et muet.
S’il s’était dérobé à la critique et à la controverse, s’il s’était soustrait à l’exégète, au critique, à l’historien, si son histoire avait été soustraite à l’historien, si sa mémoire n’était point entrée dans les conditions générales, dans les conditions organiques de la mémoire de l’homme, il n’eût point été un homme comme les autres. Et l’incarnation n’eût point été intégrale et loyale. Et il faut toujours en revenir là.
Pour que l’incarnation fût pleine et entière, pour qu’elle fût loyale, pour qu’elle ne fût ni restreinte ni frauduleuse il fallait que son histoire fût une histoire d’homme, soumise à l’historien, et que sa mémoire fût une mémoire d’homme, humainement, défectueusement conservée. En un mot, il fallait que son histoire même et que sa mémoire fût incarnée.
Il fallait que sa mémoire et son histoire fût querellée. Qu’elle fût livrée au même vulgaire. C’est la même exposition, de la même victime aux mêmes bourreaux. […]
Pour que Jésus fût homme, il fallait que sa mémoire même et que son histoire fût la matière et l’objet non pas d’un miracle mais d’un procès permanent.
Il fallait qu’il survécût comme il avait vécu. Et il fallait qu’il survécût comme il était mort. Et il fallait qu’il fût temporellement éternel comme il avait vécu et comme il était mort.
Charles Péguy
vendredi 27 mai 2011
Pouvoir corrupteur
La volonté de conquérir le pouvoir - et de le garder ce qui n'est pas toujours plus facile - est certes une triste constante de notre humanité imparfaite. Mais le plusrévoltant en ce qui concerne l'institution ecclésiastique n'est certes pas le prurit de pouvoir mais le détournement de l'Evangile lui-même. Sans doute, il serait illusoire etdangereux de rêver d'une Eglise pure et depurs. Pour autant, cette distorsion récurrente doit entretenir en réponse notre vigilance éclairée et inlassable. Sans doute nul n'est parfait ou pur. Mais il est insoutenable de prétendre l'être et de s'imposer alors comme donneur de leçons à l'endroit de tout le reste de l'humanité pris de haut. Nous touchons là du doigt la raison du discrédit, parfois sourd mais néanmoins profond, dont est aujourd'hui l'objet une institution catholique prise en
défaut alors qu'elle se rengorge de son autorité. Il ne faudrait certes point donner à des intrigues mesquines et malodorantes l'importance qu'elles n'ont pas. Et n'auront jamais. Mais, quelquefois, la goutte qui fait déborder le vase nous invite à une certaine vérité évangélique.
Romano Libero - Janvier 2011
LIBRE PENSEE UNIQUE
| Marre ! Marre des mots aseptisés, des phrases stérilisées, des ronds de jambes sémantiques et des langues tournées sept fois, qui finissent par recracher des banalités incolores, inodores et insipides. Marre des stéréotypes, des uniformes et des petits nœuds bien comme il faut là où il faut. Marre des étiquettes, des classements et des clubs dans lesquels on se retrouve enfermé et dont on n’a pas d’autre choix que d’en accepter les règlements d’ordre intérieur, faute de quoi on se retrouve censuré voire banni (tant mieux !) | |
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