samedi 29 octobre 2011

Le billet du jour


La lettre de Paul aux Romains est un peu  difficile malgré les coupures faites dans le texte pour le rendre plus clair.
Le peuple hébreu est celui qui a reçu la promesse de Dieu: grandeur, multitude dans sa descendance, amour de Dieu, et préparation en lui de la venue du Messie lequel sera  modèle de vie  pour tous et chacun.
Une fois la promesse accomplie pour son essentiel: la venue de l'Envoyé de Dieu (qui devient exemple pour les hommes), le peuple de Dieu a rempli sa mission.
Désormais c'est tous les hommes qui sont le nouveau peuple de Dieu, ils ont un modèle: Jésus, qui les instruit par sa doctrine et par son exemple.
Mais Dieu ne rejette pas le peuple d'où est né Jésus: Dieu aime tous les peuples, et il les aime comme un Père, comme une Mère ("Quand une mère oublierait son enfant, Moi, je ne vous oublierai pas")
Les termes de St Paul: "L'annonce de l'Evangile en a fait des ennemis de Dieu" peut s'entendre ainsi: le peuple juif qui n'a pas reconnu Jésus s'est, par là, opposé  à Dieu, à Jésus, l'a rejeté; mais grâce à ce  rejet, les apôtres, Paul spécialement, ont porté l'Evangile aux non juifs.
Ainsi, tous les peuples connaissent l'Evangile, sont éclairés et peuvent comprendre l'Amour de Dieu, et le vivre.

Et mon petit coup de patte: Souvent, lorsque j'entends des prêtres faire un baptême, ils disent: "par le baptême tu deviens enfant de Dieu".
Non. Tous les humains sont "enfants de Dieu"; le baptême nous faits participants de l'Eglise du Christ...Cela je l'ai appris de mes profs. jésuites de la Grégorienne, (il est bon de donnere ses sources parfois !)  y a plus de 60 ans, je l'ai dit et répété à tous mes curés, mais ça continue...A chacun de nous de le publier !!!
Gilles.

vendredi 28 octobre 2011

JUSQU’À DÉSOBÉIR ?



Éclairés les uns par les autres et par la lecture de l’Évangile, nous obéissons à notre conscience :

Nous sommes heureux quand des frères et sœurs divorcés remariés ou chrétiens d’autres confessions partagent avec nous le repas eucharistique.

Nous sommes heureux quand des laïcs formés, hommes et femmes, s’adressent à l’assemblée au cours de la liturgie pour nous aider à mieux comprendre et à mieux vivre la Parole.

Nous sommes heureux quand des communautés savent vivre et célébrer en l’absence d’un prêtre et maintenir la présence de l’Évangile sur leurs lieux de vie.

Nous serons heureux quand notre Église confiera les communautés locales à celles et ceux qui y seront appelés, selon leurs compétences et quel que soit leur état de vie.

Nous remercions et nous soutenons tous les prêtres et diacres qui, à la suite de l’appel des théologiens allemands, des prêtres autrichiens, irlandais et du diocèse de Rouen, choisissent et choisiront de « désobéir » pour mieux manifester la tendresse de Dieu.

Nous savons que, à l’instar de 71% des Autrichiens, les chrétiens que nous rencontrons soutiennent le mouvement qui est en train de naître.

 Communiqué des groupes Jonas Alsace -  Sélestat le 16 octobre 2011



vendredi 21 octobre 2011

Gilles nous propose ce texte à approfondir, à méditer…

J. Moingt réfléchit sur ce qui est rapporté sur Jésus par les évangiles:

« Finalement, les narrateurs ne s’intéressent pas à rapporter les faits de Jésus pour eux-mêmes, et moins encore ses dits, puisque aucune de ses paroles n’est citée mais seulement d’anciens orales prophétiques ; ils ne s’intéressent qu’à mettre en scène le personnage de Jésus, et moins son personnage historiqe  que son identité personnelle d’envoyé et d’instrument  de Dieu. Jésus est un  homme qui ne s’appartient pas à lui-même mais qui est mû pas Dieu, qui ne trace pas lui-même son propre destin mais subit celui que Dieu lui a préparé d’avance. Son actualité historique n’a pas d’épaisseur et ne semble pas avoir d’intérêt en elle-même, puisqu’on la résume en disant qu’  « il a passé ». Toutefois, son existence personnelle a une dimension, passée et future illimitée : depuis toujours on l’annonçait et il existe dès maintenant dans l’avenir de l’histoire, maître des temps à venir. C’est pourquoi il n’a fait que « passer », traversant d’un pas rapide le temps et l’espace, mais la totalité du temps et de l’espace, comme s’il se hâtait d’atteindre au bout du monde le terme de l’histoire qui lui était assigné depuis le début des temps. »

Texte tiré de J. Moingt : « L’homme qui venait à Dieu », p.38-39

jeudi 20 octobre 2011

Tout s'explique enfin....


 Un jeune novice arrive au monastère. La tâche qui lui est  assignée est d'aider les autres moines à recopier les anciens canons et  règles de leur ordre.

 Il remarque que ces moines effectuent leur travail à partir de copies et non des manuscrits originaux.
Il va voir le père abbé, lui faisant  remarquer que si quelqu'un a fait une petite erreur dans la première copie, elle va se propager dans toutes les copies ultérieures.
 Le père abbé lui  répond:
 - Cela fait des siècles que nous procédons ainsi, que  nous copions à partir de la copie précédente, mais ta remarque est  bonne, mon fils.

 Le lendemain matin, le père abbé descend dans  les profondeurs du sous-sol du monastère, dans une cave voûtée où  sont précieusement conservés les manuscrits et parchemins  originaux.
 Cela fait des siècles que personne n'y a mis les pieds et le père abbé constate que les scellés des coffres sont intacts. Il y passe la journée  toute entière, puis la soirée, puis la nuit, sans donner signe de  vie.
 Les heures passent et l'inquiétude grandit.

A tel point  que le jeune novice se décide à aller voir ce qui se passe. Il  descend et trouve le  père abbé complètement hagard, les vêtements  déchirés, le front ensanglanté,
se cognant sans relâche la tête contre  le mur de pierres vénérables.

 Le jeune moine se  précipite et demande :

 - Père abbé, que se passe-t-il donc  ?

 -AHHHHHH ! mais quels cons ! ! ! ! !
I
I
I
Quels cons! ! ! ! ! C'était pas chasteté ! ! ! ! ! ! ! !
! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

c'est :

charité ! ! ! ! ! !

mercredi 19 octobre 2011

L'anti-théologie d'Albert Schweitzer



    Pour Schweitzer, il s’agit pour le christianisme de revenir à la vérité existentielle et non dogmatique de l’Évangile. Ce qu’est Dieu, une personne, une tri-unité, un élan vital, nous l’ignorons. La foi évangélique ne possède aucun savoir sur Dieu. Par contre, elle éprouve sa réalité « comme un torrent qui nous emporte».
    Ce qu’a été vraiment Jésus, un prophète, un maître de sagesse, le messie ou le Dieu homme, nous n’en savons rien, et peu importe. Que le Christ inspire l’action des croyants, les mette en marche, les pousse en avant et les soutienne, voilà ce qui compte. On peut ergoter tant que l’on veut, spéculer à l’infini, mais dans le concret on rencontre une évidence qui ne peut ni se fonder ni se détruire rationnellement : quand un être vivant souffre, il faut s’en occuper.

    L’Évangile met en place une éthique suscitée et animée par une mystique, et non une métaphysique.
(auteur inconnu du webman, saurez-vous l'instruire?)

vendredi 14 octobre 2011

A propos de la Conférence Catholique des Baptisés Francophones



Vers un réveil de laïcs jusqu’à présent plutôt passifs ?

La Conférence Catholique des Baptisés de France (CCBF)  est née vers 2009 à l’initiative d’Anne Soupa et Christine Pedotti, suite à une petite phrase de Mgr Vingt-Trois qui avait fait du bruit, ironisant sur la prétention des femmes à prendre des responsabilités dans l’Église. Le but de cette Conférence et ses orientations sont exposés dans le livre de ces deux auteurs, Les pieds dans le bénitier (Presses de la Renaissance, 2010).
L’idée était de mettre en face de la Conférence des évêques une Conférence des baptisés. L’initiative s’inscrit parmi les nombreuses manifestations d’un malaise dans l’Église et d’un besoin de réforme de son mode de fonctionnement.
Le message proteste contre la captation du pouvoir par les clercs et par le premier d’entre eux et revendique une plus grande fidélité à l’esprit du concile Vatican II : donner aux baptisés une entière responsabilité dans la vie de l’Église, y compris dans son gouvernement, donner la priorité à la pratique de l’Évangile plutôt qu’à la pratique cultuelle ; la question de l’ordination des femmes n’est pas considérée comme une priorité. Sur un certain nombre de points, ces orientations rejoignent celles de Joseph Moingt, sans être aussi radicales, mais, curieusement, il n’est pas cité dans le livre.
La CCBF a un site très bien fait et très vivant ; beaucoup de monde s’exprime dans son blog. Elle rassemble de nombreuses voix, dont celles de théologiens. Elle essaime un peu partout en France. Des groupes de sympathisants se constituent, sans affiliation institutionnelle pour le moment.
On reste sur l’impression d’une initiative qui se cherche. Les projets sont flous et le positionnement ne se veut pas révolutionnaire, mais incitatif à l’intérieur du cadre institutionnel existant.
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                                                                                                                                  Guy de Longeaux

  
Une démarche qui ne convainc pas vraiment un contestataire de longue date :

Les pieds dans le bénitier1 ?
                        …ou seulement un timide orteil ?
    Elles se présentent comme de bonnes paroissiennes, catholiques « du milieu de la nef »  et non de la marge, bien insérées dans un milieu  catholique peu critique. Et puis un jour, vexées parce que Mgr 23 pense que le fait de porter une jupe n’est pas une garantie d’intelligence, Anne Soupa et Christine Pédotti se rebiffent et deviennent du jour au lendemain contestataires…enfin des contestataires soft :  « Nous ne demandons rien, nous espérons tout ».
Le fait de ne rien demander suffira-t-il pour obtenir ce que de multiples groupes, associations ou mouvements réclament en vain depuis…que Vatican II a laissé entrevoir une possibilité d’évolution ?

    En fait, six années après l’accession au pontificat du cardinal Ratzinger, il reste peu de choses de ces espoirs et nombreux sont les théologiens actuels qui, avec Joseph MOINGT, concluent que le dirigisme Vatican - et donc l’Eglise Catholique - est irréformable…si ce n’est par une action initiée à la base, par les laïcs.

Avant Mesdames Soupa et Pedotti et depuis très longtemps, des chrétiens ont pris conscience du déphasage de l’Eglise Catholique
-                      -               Avec le monde actuel, ce qui réduit son intelligibilité pour nos contemporains.
-             Avec les Evangiles, qui semblent impliquer une Eglise « servante et pauvre »2, telle que l’espérait le père Congar à la veille du concile ; et non cette Eglise-Institution sclérosée, centrée sur la personne du pape, préoccupée de traditions, de rites, de béatifications, qui en est encore à distribuer des indulgences plus ou moins plénières…                
Aussi lorsque nous lisons en page 142 : « Nous pouvons, encore et encore, user nos poings jusqu’au sang, sur les portes de bronze du système romain actuel, d’autres avant nous s’y sont essayés, en pure perte. Que leur expérience serve au moins à épargner nos forces !  » nous voyons mal quel sera le fruit de cette épargne, les  propositions annexées à cet ouvrage telles que:
-               trouver une ville pouvant accueillir un concile,
-                        établir des listes de viri probati, 
-           béatifier Françoise Dolto
-          ne semblant pas à l’échelle des évolutions nécessaires.
                                                                                                                                          Pierre van waerebeke

« Les pieds dans le bénitier » Anne Soupa et Christine Pedotti – Presses de la renaissance - 2010
2 « Pour une Eglise servante et pauvre » Yves M.-J. Congar – CERF éditeur - 1963

jeudi 6 octobre 2011

A lire....

Guy de Longeaux  recommande aux lecteurs de ce Blog, d'aller sur le lien "Conférence des baptisés": ils y trouveront une tribune de Christine Pedotti sur le caractère rétrograde des protestations de certains milieux catholiques s'en prenant à la théorie du genre abordée dans l'enseignement. Elle montre bien quel est l'enjeu: l'Eglise officielle voudrait qu'on se soumette à une vision simpliste et infantilisante de la sexualité humaine.

mardi 4 octobre 2011

Le billet de Gilles

"Je lisais tout à l'heure les versets de l'évangile du jour: Luc 10/38-42. Jésus chez Marthe et Marie. Tandis que Marie écoute, Marthe fait tout le travail, pour le repas sans doute.
Je suis alllé voir dans le "Nouveu Testament interlinéaire grec-français" -je profite de mes compétences d'autrefois- les mots grecs qui sont traduits par "tu te soucies et tu t'agites". Ces mots ne m'ont rien rappelé de particulier, mais c'est en m'appesantissant dessus que m'est venu ce qui suit:
Nous sommes, je suis, souvent soucieux de savoir, de comprendre pour faire savoir et comprendre aux autres: bonne intention. Mais, comme Marthe, nous nous "soucions et nous nous agitons" pour ce faire.
L'important ne serait-il  pas de nous pénétrer davantage des paroles de Jésus, d'évoluer nous-mêmes, et nous parlerions alors davantage par notre manière de vivre.
St Augustin disait: "les actes de Jésus sont un enseignement"...
A moi de jouer !
Bonne journée !
Gilles